Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 01:00

  Voici ce que j'avais écrit la veille au soir de mon départ. Ce texte clôture définitivement ce long roman-photo de 45 chapitres. Adieu Djédjadjé, adieu Oursie. Et à très bientôt...

      Les yeux humides, j'observe l'obscurité qui me devisage. L'avion partira demain matin et je m'en irais à sa rencontre, lourdement chargé des souvenirs accumulés en 14 mois passés ici. Quel étrange sentiment de vivre sa dernière soirée chez soi, avant de rentrer chez soi. Et pourtant, il n'y a ni tristesse ni  mélancolie dans mon coeur en cet ultime instant. C'est une émotion indescriptible qui m'envahit; atisée par les souvenirs qui dansent  ensemble devant moi. Ils font une ronde et chantent dans un language qui ne m'est familier que depuis peu. Ils réveillent ma sensibilité et ils me murmurent quelque chose, ce quelque chose que je pensais connaitre sans jamais faire l'effort de le comprendre et de l'accepter : mon âme.


J'étais venu chercher beaucoup de choses en Oursie, principalement professionnelles. Mais je voulais aussi me tester. J'avais la conviction intime que je devais y  aller. Comme un appel intérieur. Si aujourd'hui j'en repars avec la plupart des choses que j'étais venu chercher, l'essentiel de mon apprentissage n'est pas là. L'essentiel est bien moins saisissable, il est comme ce mystère qui entoure ce pays et ses habitants et qu'on appelle "l'âme Russe" . Ce quelque chose est spirituel.


Châteaubrillant écrivit "chaque Homme possède un monde constitué de tout ce qu'il a vécu et aimé, et dans lequel il entre en sort sans cesse, alors même qu'il parcours un monde dans lequel il est étranger". Si voyager permet d'aller à la recontre de personnes aux cultures différentes, de voir des villes et des paysages différents, de vivre des expériences hors-du-commun; je pense que l'on voyage d'abord à la recherche de soi : parcourir le monde permet de mieux connaitre son propre monde et de l'enrichir de nouveaux instants de vie, d'amour et de fraternité.

Par Sébastien Loranoff - Communauté : Russie
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 00:00

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Une histoire doit toujours être finie. Sans fin, une histoire prend le titre infâmant et misérable de « brouillon ». Et mon maître Djédjadjé n’aimant pas les choses regrettables, infâmantes et misérables (excepté lui-même); il me faut vous con(p)ter la dernière, l’ultime aventure d’un poulet en Oursie.  Et parce que happy end il devait y avoir, il s’agit d’une histoire…d’Amour !

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image023            Zazdarovié! C'est la fin des haricots ! Plus rien à compter. Ca y est, Djédjadjé allait être libéré d’Oursie pour virevolter vers d’autres horizons avec Hevéa corp. Mais quand il n’y en a plus, il y en a encore et ; en se soir de réveillon, le poulet est complètement à la bourre dans ses dernières opérations. Il a rendez-vous à vingt heures pour dîner chez Larouchka à Moscou, et c’est à vingt heure qu’il quitte l’usine à jamais. Si il décide de prendre maintenant le train pour Moscou, il arrivera à vingt-deux heures passées, sachant qu’il devra faire le chemin inverse le lendemain très tôt, car son hôte travaille le jour de Noel. Alors, à quoi bon y aller ?

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Le Destin. Au fond, il s’agit d’une succession de « hasards » et de « chances » dans la vie d’un individu qui, très subjectivement, lui apparaissent liés par « quelque chose » d’inextricable, de mystique. Cette force semble inéluctable, et remplace l’illusion du libre-arbitre et de la décision rationnelle par une vision romanesque, fataliste et parfois transcendantale des « non-choix » réalisés. Laimage020 mise en abyme de la question du « Destin » est souvent introduit par la question « et si j’avais pris une autre décision », ce en faisant référence à une décision prise de manière plus ou moins impulsive, partiellement ou totalement opposé au choix de raison.

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L’histoire ne dit pas si ce qui serait advenu du Poulet dans sa vie future si il n’avait pas été jusqu'à Moscou cette nuit là. Toujours est-il qu’il prit la décision d’y aller quand même, le Diable sait pourquoi. Et cela uniquement pour une courte soirée qui se termina une heure après son arrivée. Une seule heure, une petite heure, une minuscule, une ridicule heure…Certes… Mais quelle heure! Car ce grain de poussière temporel à l’échelle de l’univers fût le premier moment de son existence ou il plongea dans l’océan bleu de ses yeux. Et ce moment d’apnée merveilleuse sembla durer tellement longtemps qu’il crut ne jamais vouloir remonter à la surface. C’est ainsi que Djédjadjé rencontra Yulia.

Ou plutôt, Yulia soumit Djédjadjé à un interrogatoire concernant sa vision des Russes, de la Russie, et des Marteaux-Pillons de la métallurgie creusotine. Tout cela, bien sûr, dans un français parfait. Satisfaite de ses réponses, elle s’éclipsa (certains disent pour vendre ces informations au KGB, mais ce ne sont que bruits et rumeurs infondées). Elle partait en Egypte trois jours après, il était évident qu’il ne se reverraient pas. De toute manière, il avait de nombreuses choses à régler. D’abord, son ami Vincent arrivait bientôt de Coquie pour le nouvel an, et il devait préparer sa venue. Ensuite il lui fallait empaqueter ses affaires afin d’être prêt 10 jours plus tard pour l’ultime voyage : le retour au pays…

Non, elle n’était finalement pas partie. Lui s’en allait 7 jours après. Mais qu’importe : une amatrice d’art, jolie de surcroit ; c’est une compagnie qui ne se refuse pas.

De passage à Moscou, Djédjadjé avait visité la galerie d’art Trétiakov, et comptait bien tergiverser à ce sujet avec la très cultivée Yulia (histoire d’avoir l’air moins stupide au prochain dîner en ville). Il se rencontrèrent au café Pushkine vers six heures. Cinq minutes après le début de leur conversation, ils s’entretenaient déjà depuis trois bonnes heures. Le temps fût facétieux ce soir là : il refusa obstinément de suspendre son vol déraisonnable. Ils quittèrent alors cette faille temporelle afin d’aller dîner ailleurs. Là-bas trois minutes, soit deux heures, s’écoulèrent. Quand vint l’heure de se quitter, Djédjadjé avait raté sont train depuis fort longtemps. Il feignit pourtant de prendre le dernier métro, cela afin de s’éclipser la tête haute (le coq chante, même les deux pieds dans ma m****). Puis il quémanda misérablement le gîte à son amie Laroushka, ce qu’elle lui accorda gentiment.

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Le voici enfin ! Le saint patron des vignerons arriva dans les steppes gelées de L’Oursie au milieu de la nuit, et Djédjadjé était venu le chercher dans sa formidable Dacia Logan bleu. S’en suivi une visite by night de Moscou la magnifique, endormie sous un épais manteau de neige. De touriste, petit poulet était devenu guide de fortune pour une nuit. Quel plaisir de partager ce qu’on à vécu et aimé avec un vieil ami FJMBSYien !! D’ailleurs, ce drôle-là est aujourd’hui dans cette contrée non moins lointaine :

http://tombersurunoz.blogspot.com/

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La nuit suivante était celle de la nouvelle année. Au programme, festin improvisé avec Vincent près de la place rouge : petit toast au foie gras et au fromage accompagné d’un rouge doyen Faugères. Puis les deux amis partirent à la rencontre de Yulia, à qui Djédjadjé avait donné rendez-vous. Présentations faite, il se mirent en route dans les rues enneigées. Après une bataille de boules de neige sur Tchisty proudy, ils allèrent célébrer la nouvelle année au club-rock Krisis Genra. Là-bas, deux âmes se rapprochèrent. Mais le lieu n’était pas propice à la solennité du moment. Et c’est seuls, au milieu d’un lac gelé, cerné par une mégapole de dix millions d’âmes, qu’ils s’embrassèrent.

  

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Les trois jours suivants ; Yulia, Djédjadjé et Vincent firent du tourisme dans la région de l’anneau d’or, puis se quittèrent. Le soir du troisième jour, Djédjadjé fit sa valise. Une fois fait, il s’allongea et une vague d’émotion l’envahit. Demain, Sébastien partirait et laisserait Djédjadjé derrière lui. Il vivait ses derniers moments et déjà sa vie de poulet défilait dans sa tête. Le visage de chaque personne qu’il avait rencontré apparaissaient et disparaissaient les uns après les autres. Puis tout devint flou, et ne resta qu’un immense océan au milieu duquel, le Diable sait pourquoi, flottait de la poussière d’Or.

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Par Sébastien Loranoff - Communauté : Russie
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 23:08

C'était il y a 30 ans, à une sombre période de l'histoire de l'humanité...

Desert Chicken production is (not-so)proud to present...

LE DERNIER VOYAGE EN OURSIE...
Quelque part, au nord du cercle polaire, par -51° à l'ombre avec des glaçons...

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 Quelque part, par là-bàs, au mileu de nulle part, quoi q'un peu plus au Nord-Est que ça.

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       Trois personnages au pied d'une barre d'immeuble grise, quelques moujiks bruyants non loin de là. "Tchiorny poyass", la ceinture noire, est charmant hôtel justement implanté dans cette barre grisatre s'élevant sinistrement dans l'obscurité perpetuelle d'un MURMANSK hivernal. "Kriminal, kriminal!!!" s'exclamait le taxi qui les avait déposés là. De quoi refroidir Djédjadjé, et ses 39.5° de fièvre, qui envisageait l'hôtel avec défiance. Mais l'heure n'était pas à l'hesitation et au doûte pascalien : une tempête de neige d'une violence rare sévissait, le trio ne pouvait plus reculer.

 

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 "Les pays de l'est, c'est mieux l'hiver, les nuances de gris ça flashe sur le blanc"


                     Le tenancier ouvrit la porte et toisa les voyageurs d'un air bourru. "Chto?". "Quoi?". Les voyageurs implorèrent le gîte et, après de long palabre en un russe maladroit, ils fûrent acceptés dans l'antre inhospitalière. Ce lieu semblait appartenir à un autre monde. Il était tenu par un géant de 2 mètres, le visage cramoisi, portant une longue barbe noire tombant de ses dents déchaussées sur son ventre proéminent - ventre cerclé d'un tablier de cuisine blanc, taché de sang. Le sol était sale, les salles mal éclairées et dans l'air flottait un odeur de carne avariée. Les voyageurs furent poussés vers une piole insalubre sentant le renfermé et la moisissure. Le plus étrange était qu'une chaleur d'enfer régnait dans cette pièce alors qu'un froid de mort gelait l'extérieur. Assommé par la fièvre, Djédjadjé sombra rapidement dans un profond sommeil. Il dormait à peine depuis quelques heures, lorsqu'un cri stridant le reveilla brutalement. Il s'échappa de son lit d'un sursaut, dégoulinant de sueur, et se précipita dans le couloir glacé. Mais le bruit avait déjà cessé et une torpeur inquiétante envahissait la pénombre du corridor. Djédjadjé se retourna pour interroger ses amis à propos de l'évenement, mais il dormaient à poings fermés, étendu sur leurs matelas de fortune tel des gisants Bourguignons. Le poulet ferma la porte à double tour, la barricada d'une chaise et retourna à son sommeil. Du fait de la fièvre,  il ne fit que cauchemars et délires (dont le plus terrifiant fût celui de bêtes poilues ressemblant à crédito, mais à la machoire démesurée rempit de dents et assoiffés de chair fraiche).

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"Oh! Mon dieu! Crédito s'est muté pour me forcer à prendre un crédit révolving à 19.99% TEG!!"


Le lendemain matin la fièvre de Désert Chicken s'était agravé et on appella les secours. En lieu et place d'un médecin compétent, des infirmières taillées comme des nageuses allemandes (de l'Est) piquèrent les fesses du volatile avec une aiguille incroyablement longue et large. Il s'effondra sur le champ. Il fût réveillé le soir par ses camarades bleuis par le froid, qui revenaient de leur visite de la ville. Leur récit était édiffiant : ruines, friches industrielles, côte bétonnée et mer gelée. Les rares commerces les avaient rejettés car ils étaient étranger, et il n'avait pas pu manger de la journée. Ils s'endormirent le ventre vide et douloureux, dans le bruit terrifiant du vent austral venant s'abattre avec violence contre les volets de la petite chambre insalubre.

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JE fabrique les pneus des portiques portuaires, et c'est grâce à MOI que des paysages magnifiques comme celui-ci existe. C'est beau l'industrie...

 
image006-copie-1.jpg         Le troisième et dernier jour, ils visitèrent le port. Après avoir érrés par un froid sibérien dans un port abandonné, ils obliquèrent vers le port de pêche. Mais à l'entrée, ils furent stoppés par des gardes argneux qui contrôlèrent leurs identités. Le contrôle degénéra et les trois se retrouvèrent nus dans la guérite gelée pour de fouilles approfondies. Heureusement, un appel d'urgence à Ubifrance-Murmansk émis par pinguin voyageur sauva les compagnons d'une issue fatale. Une équipe d'intervention sauvetage-VIE fût dépéché et ils furent arrachés des mains de leurs assaillants et rapatrié à Moscou, ou Djédjadjé fût admis aux urgences pour une quadruple pneumonie.

 

Les hommes de ses pays-là peuvent mesurer jusqu'a 20 mètres et être constitué de béton armé.image005

  Voici le bateau qui nous sauva. C'était un brise-glace nucléaire savietique, le Lénine. Nous y apprirent sous la contrainte à chanter l'internationale en Slavon d'église.

 

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C'est la luuuuute-euh finale !

Par Sébastien Loranoff - Communauté : Russie
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 18:12

Pris d’une nostalgie de l’époque faste des bolcheviques de Paris Dauphine, Kamarade Loranov (Камарадь лоранов) décrocha son téléphone rouge et appela Kamarade Feraille (камарадь ферай)  pour lui demander si, entre deux exercices de planification quinquennale, il y aurait la possibilité d’organiser un conseil de soviet suprême en l’honneur du Kamarade Boukivine (камарад « муарф, о фон…» букивин). Avec un fort accent germain, Feraille répondit par l’affirmative à la requête formulée. Comme le veut la procédure en vigueur (L1939-45 du Code du Soviet, chapitre1, partie 9, alinéa 4, verset 1), ils invitèrent également le Kamarade Krapulov (камарадь крапулов) ainsi qu’une soviet slovaque, la Kamarade Barcha (камарадь барша).

 Germanie 7214

A son arrivé, Kamarade Loranov fût frappé de la métamorphose de son ami. Il était désormais habillé en uniforme militaire et portait une charmante petite moustache étroite. Lui expliquant son évolution idéologique, il leva subitement sa main droite au ciel et lui dit : «ACHTUNG!  itz a world of opportunities, mein freund! ». Après cet échange, ils partirent aux ablutions communes dans la nouvelle voiture de Kamarade Ferraille, une Volkswagen modèle « Panzer Divisionen ». Le soir venu, ils dégustèrent des bières dans le village bavarois typique de Wendling ou Ferraille résidait. C’est là que Kamarade Loranov fit la connaissance du Kamarade Yanikov, un nihiliste inféodé au Cuba Libre.

 

Le lendemain, les deux vieux Kamarades allèrent visiter l’arrière pays Germanie 7202na..llemand. Kamarade Feraille avait sorti pour l’occasion son plus beau casque à pointe, alors que Kamarade Loranov paradait transpirant avec son chaud manteau en poils d’ours, un lourde kalachnikov lui ralentissant ses mouvements. Après une passionnante dissertation sur les impacts de das Kapital sur le monde et ses points communs avec « Mon combat » (récent ouvrage publié par Kamarade Ferraille) ils partirent à Munich faire la jonction avec leurs Kamarades de dure lutte anticapitaliste.

 

Germanie 7250A son arrivée à Munich, Kamarade Kapulov sorti de sa voiture en criant « Yahla ! ». Il mis ses lunettes de soleil sur sa tête et serra dans ses bras ses amis. Le choc de leurs poitrines fît bruisser les nombreuses chaînes en or que Krapulov avait autour du cou. Etonné par cette apparence si bourgeoise et capitaliste, Kamarade Loranov l’interrogea sur sa nouvelle vie. Krapulov lui expliqua qu’il avait, de ses études à l’Ecole Supérieure de Communisme Professionnel (ESCP), compris une chose et une seule : « Cash is King ». Puis il proposa d’aller manger un repas équilibré à Burger King.

 

Remplis d’une énergie lipidineuse, les quatre partirent pour le quartiers des discotèques se détendre avant le concile des Soviets suprême qui devait avoir lieu le lendemain. Sur le principe de l’abondance communiste illimitée et infinie, tout ticket d’entrée Germanie 7265 acheté dans un des nombreux clubs donnait accès à tous les autres, et quelques euros supplémentaires permettaient de partager une bouteille de Vodka. Les Medleys et Bootleg du bar chauffaient les particules élémentaires de nos amis qui lancèrent leurs corps dans une lutte finale contre la gravité et les lois de la physique. Leur frénésie ne fît qu’amplifier à la discotèque suivante. Loranov entamait une Kalinka, Ferraille sautait sur des chaises avec une culotte en cuir et Krapulo, sous un grand chapeau noir et avec ses tresses et sa longue barbe noire à la Rabbi Jacob, sifflait, dansait et lançait en l’air des billets de 100 euros, qu’il rattrapait immédiatement avec ses doigts crochus. Yahla ! Davaï ! Achtung ! Devint le triptyque Ultrême qui les transfigura jusqu’au petit matin.

 

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Après un court sommeil, ils quittèrent leur hôtel (« L’Easy Palace »). Ils se rendirent sur la Germanie 7274MarienPlatz pour y admirer la fameuse Rathaus.  Puis Kamarades Barcha et Krapule allèrent voir un musée typique sans intérêt, alors que les rulerz Ferraille et Loranov y préférèrent judicieusement le musée de l’industrie (Deutch museum). Malgré leurs ignarités, ils prirent grand plaisir à admirer ses gros engins utiles, fabriquant des choses concrètes, et non pas des services immatériels tel que la vente au porte-à-porte qui, comme le rappelait Germanie 7324Marx, ne crée aucune valeur et ne participe pas à l’émancipation de la classe ouvrière. Ferraille et Loranov, en tant que soviets suprêmes, allèrent prêcher la bonne parole aux ouvriers, leur rappelant que leur emploi dépendait uniquement de leur rendement, et que peu importe le système de gouvernement des individus et de leurs esprits, il n’y avait pas de contingence : l’important était qu’ils se lèvent tôt, travaillent et ferment leurs g******  utilisent leurs droits individuels avec parcimonie.

 

Après cette élévation intellectuelle, ils rentrèrent sur Wendling pour uneGermanie 7353 fête de village. Kamarade Ferraille conduit son char d’assaut vaillamment, malgré le manque de sommeil. Ils dînèrent, dégustèrent la Rouski Standard Zolotoï ramené de la mère Patrie par Kamarade Loranov, et fêtèrent encore une fois leurs retrouvailles. Ils se partirent ensuite à la fête du village, où se trouvait  quelques bières, un orchestre avec un bassiste aux yeux rouges et au sourire idiot, une foule de gens joyeux qui dansaient, puis vint la Kamarade Floranova, une place de village, des gens fumant des cigarettes, un autre bar, moins de gens, mais des gens quand même, qui discutaient grégairement et calmement en  langue allemande, c’est-à-dire hurlant des mots affreux d'une manière autoritaire ; et tout cela ne semblait avoir aucun sens. Après le bar, ils marchèrent et firent leur conseil de soviet suprême, dont voici le compte rendu par Kamarade Ferraille :


«Il est, au fond, curieux de constater que la transposition inadéquate de la théorie des systèmes mécaniques à un ensemble d'idéologies antagonistes (Quid de la Polarisation?), conduise à un foisonnement cognitif, voire labyrinthique (Paradoxe des trois coffres). Nous retrouvons la contingence multidimentionelle, bien qu'il serait fallacieux, voire dangereux, de l'ériger en un paradigme normatif. (Rateau, 2009)»

 

Le lendemain, les kamarades Barcha et Krapulov rentrèrent en république populaire de Slovaquie, emmenant avec eux Kamarade Loranov jusqu'à Munich où il avait un avion à prendre. Tous les kamarades se dirent au revoir dans une effusion de larmes et se quittèrent le coeur déchiré.

 

Kamarade Loranov fini seul sa journée au musée BMW, où il essaya de comprendre pourquoi le petit peuple avait besoin de bien de consommation futiles et opposés à la marcheglorieuse de la modernité socialiste. Sur sa route vers l’aéroport, alors qu’il avait encore du temps devant lui, il décida sans raison d’aller voir une tour Chinoise qui était indiqué sur le plan du métro. Après avoir rencontré des espagnols aussi paumés que lui, il se retrouva perdu dans un parc géant par une nuit de pleine lune, ou déambulait des groupes de jeunes gens éméchés. Au moment où il se fît la réflexion que tout ceci n'avait vraiment aucun sens, un tour chinoise nanarde de 15 mètres de haut illuminé de milles lumières apparu. A côté se tenait un arbre de Noel géant. La tour nanarde était entourée de vendeurs de bières, de saucisses, de bretzels, de vin chaud, de pain d'épices, d'objet en bois et autres peluches. Une musique de Noël se diffusait calmement, ses carillonnements glissaient sur la lumière tamisée et la fumée émanant des kiosques de bois, chatouillant l’oreille sensible du kamarade Loranov. Des gens regroupés autours de tonneau sirotaient leurs hydromels et dégustait quelconques snacks, parlaient joyeusement et riaient. Des couples s’embrassaient. Loranov pris un vin chaud, une saucisse géante, observa longuement et silencieusement ce spectacle. Puis il se dit à lui-même : « Tout ceci n’a vraiment aucun sens ». A ce moment les kiosques fermèrent et les gens brusquement s’en allèrent : le spectacle était fini et il ne restait plus qu’a Kamarade Loranov de trouver le chemin qui le mènerait chez lui, tant est que cela pouvait encore un avoir un sens.


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ACHTUNG !!!!!!!!!!!!! давайййййййй!!!!

Par Sébastien Loranoff
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:04

Suite à la lecture de 400 pages de Guerre et Paix, le suivant récit sera inspiré du style XIXème.









Biboléon Pneumaparte envahissait les steppes déjà enneigées de Russie. Le pays était dévasté, les plaines noires de carbone et les habitants affamés. Les nobles qui avaient survécu à la campagne autrichienne et à la bataille de la gare d’Austerlitz, dans leur grandeur d’âme, redoublaient de courage pour défendre leur tsar Poutine, leur partie et leur réserve de gaz. C’est ainsi que, héroïquement, Le Prince Loranoff, Le Duc de Pela, Le Baron del Klemanté et le Conte Von Ludwig s’en allèrent en aircariole-A320 rejoindre Bucarest pour y faire la jonction avec les troupes de l’ordre de Reno. 

Le roi germain Herr Hick et sa reine Lawrence de Roumanie les accueillirent avec tous les hommages dus à leurs rangs : transportés en carriole géante à toi vitré, ils se repurent de jarrets de porc et de beignets, se rafraîchirent de bières et remplit d’une allégresse guerrière, ils arpentèrent le vieux quartier de Bucarest, une des seules partie de la ville qui ne fût pas détruit par le terrible chat aux seize cous. Le baron del Klemanté y retrouva également sa douce, la princesse Lili. Les trois hussards partirent donc sans lui en mission de reconnaissance du côté de Pitesti le soir venu. Mais ce qui devait être une simple mission s’avéra être une terrible bataille. Car Biboléon Pneumaparte avait envoyé un régiment de mignonnes brunettes au regard vide et sans discussion, équipé par Dracula pour l’occasion (et bien équipé par la nature en général). La bataille nocturne d’Halloween qui allait suive mena les trois hussards à réaliser trois mouvements stratégiques successifs dans différents lieu de la ville, sans pour autant réussir à prendre ce régiment à revers. 












La deuxième journée consista en une charge de cavalerie en Transylvanie afin d’y prendre plusieurs positions, dont le château de Bran, la station de ski de Poyana et la ville de Brashov.

 

La troisième partie de leur mission les mena dans les entrailles du monde industrieux. Ils visitèrent le lieu où Herr Hick et ses collaborateurs construisaient dans le plus grand secret des carrioles qui, d’après ce dernier, pouvait se mouvoir sans l’aide de chevaux ! Ils y observèrent les merveilles technologiques de la modernité et les techniques les plus pointues de management scientifique des braves ouvriers. 

Le lendemain, en chemin pour raccompagner princesse Lili dans son pavillon d’hiver de Bavière, ils visitèrent le palais du chat au seize cous. Construit sur 20 années, c’est le deuxième plus grand bâtiment du monde par la superficie après le pentagone (le troisième en volume après Cap Canaveral et plus grand que la pyramide de Gyzeh). Il aurait coûté environ **** milliards d’euros. Les salles majestueuses qui le composent sont principalement réalisées en marbre. Le prince Loranoff pensa qu’un tel lieu de villégiature lui scierait à merveille, quand le Duc de Pella s’y voyait déjà ripailler. Le Baron del Klémanté était pour sa part déjà habitué à une telle démesure, et ricana dédaigneusement en voyant de tels gueux s’émouvoir de si peu. Il suggéra scandaleusement l’organisation d’une course de char. Le Conte Van Ludwig lui rétorqua promptement et poliment qu’il « ne voyait pas le rat-porc ». Le soir, on joua au Tarot après un dîner préparé la reine Lawrence, qui fût exceptionnel comme à l’accoutumé.












Ils rentrèrent le jour suivant en Russie, avec le sentiment du devoir accomplit, et les papilles encore émoustillée par la viande d’ours, le pâté de campagne, la blanquette de veau, le choux cuisiné, le canard sauté, les épinards à la crème, les tartes aux cerises, les plateaux de fromages,…mais déjà se pointait à l’horizon la grande armée de Biboléon Pneumaparte, le retour des « côtelettes » et autres horreurs culinaires russes!

Par Sébastien Loranoff
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