Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 18:12

            Devant le panneau Volgograd, de gauche à droite : Parhya, Ирина (Irina, sa mère), Ирина (sa poulette),  Олег (Oleg, son neveux) Юля (Julia, prononcez Yioulia, sa sœur), Dima (son bof’). Cherchez l’erreur…

 

Le troisième jour fût consacré à la visite de Сталинград (Stalingrad, maintenant appelée «Волгоград », Volgograd). Cette ville fût le théâtre de la plus grande bataille de l’animalité l’Humanité au cours de laquelle s’affrontèrent les forces de l’axe nazie et l’Oursie soviétique. Chaque camps vu mourir un million de ses soldats. Les deux grands dégénérés qui dirigeaient ces forces armées considéraient cette bataille comme décisive et aucun n’envisagea la retraite. Les combats y furent extrêmement féroces et l’on se battait pour chaque pièce d’un appartement. Les combats perdurèrent jusqu'à ce que les Ours réussirent, telle la 7ème compagnie, à prendre en tenaille les positions Nazies, qui, épuisée, finirent par se rendre. Après cette victoire, les forces de l’axe ne cesseront de reculer jusqu'à la victoire finale des Alliés…

 

Il ne reste de cette époque qu’un unique bâtiment, un moulin . Non loin de là la maison de Pavlov, dont la légende dit qu’un régiment Ours, pourtant encerclé, réussit à tenir le bâtiment 27 jours durant. Stalingrad possède le très célèbre musée de l’histoire de la bataille de Stalingrad (Музей истории войны) ou l’on peut voir  une reconstitution à 360 degrés de la bataille de Stalingrad, constituée d’une fresque réaliste géante de seize mètres de haut sur 120 de longueur,  ainsi qu’un décor permettant de donner un effet de profondeur « 3D » à la reconstitution. La vue offerte est celle du point stratégique de la bataille appelée la colline 102. C’est sur cette colline que l’on peut trouver un ensemble de monuments commémoratif (Родина-Мать). Cet ensemble est conçu comme un parcours ascendant orné de nombreuses statues, menant jusqu’au panthéon des héros de guerre et à la statue géante de la mère patrie. Le panthéon (Вечный Огонь) est un impressionnant monument circulaire de 50 mètres de diamètre avec à son centre une main tenant une torche géante constamment allumée. Surs les murs sont inscrits les noms de soldats morts au combat. A la suite de ce monument, la sculpture émouvante de la Мамаев кургане (statue de la mère patrie). C’est une femme tenant son fils mort dans ses bras. Enfin, après être passé à côté des dalles géantes commémorant les grands héros de guerre, le visiteur arrive jusqu'à la statue de la mère patrie. Cette statue ; surplombant Stalingrad, était à la date de sa construction la plus haute statue du monde ( 85 mètres).

 

Lien concernant le complexe commémoratif et le musée.

http://mamayevhill.volgadmin.ru/02_n.htm

http://panorama.volgadmin.ru/opis_eng.html

 

Après cette émouvante visite, Djédjadjé et la famille de Parhya prirent le chemin du retour sur Moscou. Ils firent une halte dans un hôtel Russe de grand standing. Le lendemain fût consacré – on the road again -  au retour sur Barskoye. 2200 kilomètres en 4 jours sur des routes Russes défoncées, qui dit mieux ?

 

            Le dernier jour devait être le jour de l’extrême : celui du premier saut en parachute (полет , парашютный спорт) pour Djédjadjé, à la très célébre base aéronautique de Columna (Коломна). Mais le temps en décida autrement. Djédjadjé proposa alors un carting, mais le circuit était fermé pour l’hiver. La journée fût finalement consacré à la visite d’un monastère orthodoxe et de la Douma de Columna (Коломенский Кремль).

 

 

 

Par Sébastien Loranoff - Communauté : Russie
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 16:44

 

Parti avec Parhya et sa poule Irina dans sa super Subaru Forester, Desert Chicken découvrit rapidement que cet engin semblait donner des ailes à son ami, qui roulait à peu près exclusivement à gauche sur des routes à double sens. Une heure plus tard, ils arrivèrent à источник Святого Давида (les sources de Saint David) ou Paryha emmena Djédjadjé plonger nu dans une petite piscine d’eau glacée. Djédjadjé s’exécuta, trois fois de suite, comme le veut la tradition (trois fois, comme la Tinité). N’ayant pas succombé à une hypothermie, il pris le thé avec Parya afin de se réchauffer. S’en suivi un périple de mille kilomètre en direction du sud, à cent quarante sur des routes inter-régions qui ressemble à s’y méprendre à une départementale Coquoise totalement abandonnée. Après avoir échappé de justesse à approximativement cent collisions frontales avec toutes sortes de véhicules, notre poulet arriva dans la ville de Рудня (Roudya) ou ils visitèrent à l’hopital la бабушка (babouchka) de Parya, Катя (Katia) ; qui était tombée malade récemment. Heureusement que sa solide constitution de femme Ourse lui ai permis de récupérer rapidement (à noter que l’espérance de vie des femme est de 72 ans contre 59 pour les hommes qui possèdent une hygiène de vie très mauvaise du fait de l’alcoolisme et du tabagisme. Ces chiffres sont moins bon que ceux d’il y a 50 ans, sous l’ère communiste). Après cette visite, ils continuèrent leurs chemins et s’enfoncèrent dans la campagne Ourse jusqu'à la microscopique ville perdue de Громки (Gromky) ou se trouve la petite Izba (maison en bois) appartenant à la famille de Parhya.

         

   Gromky est le petit village ou Parhya passait ses vacances lorsqu’il était, le galopin, un petit ourson brun. Ses parents, venant du Nord de l’Oursie (Кировск Мурманская область (Murmansk region, Kirovks)), avaient achetés dans cette ville une Datcha (maison de campagne). A trente minutes en voiture de la ville la plus proche, elle est traversée par une unique route. Ses rues sont de simple pistes de terre. Ses rares magasins n’ont pas de vitrine. C’est le cas de la plupart des magasins en Russie. D’abord parce que dans un pays ou l’hiver fait descendre la température en dessous de quarante degrés, l’intérêt pratique prime sur l’esthétisme. Ensuite, comme le dit Parhya, tout le monde sait ou se trouvent les magasins et ce qu’il y a dedans. Autre petit détail : il n’y a pas l’eau courante. Les habitants utilisent des puits pour recueillir l’eau de pluie.. Enfin, il n’y à pas de recyclage des eaux usées puisqu’il n’y pas de toilette dans les maison. La campagne Ours est en effet le paradis de Françis Cabrel : y pullule au fond des jardins de nombreuses cabanes sympathiques. Seul signe de la modernité : la ville est raccordée au réseau électrique qui fournit (lorsque le réseau n’est pas en panne) de quoi éclairer les maisons.

 

L’izba de la famille à Parhya est constitué de trois pièces : une pièce dite « froide » car elle n’est pas chauffé (mais elle possède cependant un lit…surement celui du puni…), une pièce centrale avec un poêle en brique et en plâtre ou l’on nourrit un feu de bois ou de charbon, et qui permet de chauffer l’Izba et de faire la cuisine. La troisième pièce est la chambre à coucher, composé de plusieurs lits en métal et à sommier en maille de fer datant de l’avant seconde guerre mondiale.

           

Le lendemain, Djédjadjé, Parhya et Irina allèrent au marché faire des courses à Рудня. Ils prirent également des photos d’un silo à grain géant : celle-ci fût la dernière photo du séjour que pris Desert Chicken avec son appareil photo, l’objectif ayant décidé unilatéralement de rendre l’âme.  C’est la puissance du poulet en vacances : il attire la poisse sur lui afin de préserver ses amis du mauvais sort. Quel altruiste ce gallinacé! La joyeuse équipe s’en retourna ensuite à Gromki afin de visiter  les alentours. La florissante contrée de Gromki, légèrement vallonnée, est un enchainement d’espaces sauvages, traversés par la rivière река Медведица (rieka miedviditsa). Djédjadjé visita également le cimetière ou sont enterrés les ancêtres de Parhya. En Oursie, les cimetières occupent souvent des sommets de collines, car, dixit Pahrya « ce sont les endroits les plus proches du ciel ». L’implantation des tombes est anarchiques, et de nombreuses tables et bancs y sont installés : il n’est pas rare pour les Ours d’aller déjeuner avec leurs ancêtres trépassés. La nuit venue, Djédjadjé et Parhya préparèrent le repas : brochette de viande de cheval marinée dans un jus d’oignon, ce qui suppose de couper les oignons… En attendant que la viande marine correctement, Parhya embrigada un Desert Chicken enlacrymé afin d’aller dans le Баня  (Baniya) de sa tante habitant une autre Izba du le village.

 

            Le Baniya est le sauna russe. Celui de la tante à Parhya est une simple pièce doté un gros poêle de métal surmonté d’une cuve. S’y trouve aussi une baignoire et un banc. La cuve est alimentée en eau grâce à une pompe puissant l’eau du puits se trouvant dans le jardin. La poêle va venir chauffer l’eau de la cuve grâce à un feu de bois. L’atmosphère devient alors extrêmement chaude et humide (selon un minot marseillais, à peu près un million de degrés avec un taux d’humidité de 110%).  La baignoire est remplie d’eau froide : l’on s’en sert pour s’humidifier le corps. L’on y rentre successivement trois fois de suite comme le veut la tradition. Un autre usage veut que l’on s’y fouette violement le dos et les jambes entre camarades  avec des веники из дуба и березы (fouets constitués d’un ensemble de brindilles de chêne et/ou de bouleau, l’arbre national russe).Il est important de frapper bien fort, afin de bien faire pénétrer les huiles essentielles contenues dans les branches. Le Bahnia n’est pas mixte : il y a une cession masculine et une cession féminine. Les hommes y vont nus bien entendu (il n’y a aucune source fiable concernant les femmes à ce sujet…). Enfin, il n'est pas rare que les  Ourse se jettent dans la neige après une cession de Bania.

 

On en ressort incroyablement mou ; le corps étant devenu une sorte de masse informe ayant la consistance d’un mélange de chewing gum, de guimauve et de caoutchouc.

To be continued...

Par Sébastien Loranoff - Communauté : Russie
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 14:49

On lui avait promit le froid, la neige, la mafia, des douaniers véreux ; il n’eut rien de tout ça. Seulement un chauffeur qui l’attendait pour l’emmener dans le camp retranché de Vodkaorhum, le village d’anciennes conquêtes pas classées où il allait passer ses quatorze prochains mois. Mais ce chauffeur n’était pas un chauffeur ordinaire : c’était Igor. Et en effet, Il était assez violent dans ses dépassements, toujours effectués par la droite dans les terre-pleins boueux et cahoteux. Ses performances ne furent surpassées que par une vieille Lada qui le dépassa (par la droite bien sur) en avalant d’une manière surréaliste les nids de poule grâce à sa formidable robustesse communiste. Ainsi grâce à Igor, il rejoint le village en trois petites heures malgré les terribles embouteillages Ourskovites.


           

Le village de Vodkaorhum est un ensemble de maisons en bois entouré d’une clôture et gardé jour et nuit par de sympathiques gardiens Ours. Il possède une dizaine de maisons individuelles, deux ensembles d’appartements, deux étangs, un terrain de Foot/Tennis/Patinoire (modulable, tel un cams) et un centre sportif. Ce dernier offre aux résidents une salle de sports et de musculation. Une table de ping-pong, une salle de Squash, deux saunas et une piscine de 25 sur 10 mètres environ. S’y trouve également un bar et une salle de réception, ainsi qu’un équipement de projection de films. Le nid de Djédjadjé est un des douze charmants duplex de 50m² en lambris  d’un imposant chalet en bois dénommé originalement « l’Hôtel ». Tout équipé, ces appartements souffrent cependant d’une inexistance d’insonorisation  qui permet à chacun de faire partager ses émotions orgasmiques lors des longues soirées d'hiver.


           

N’ayant pas été prévenus de son arrivée, les habitants du village ne purent accueillir notre poulet désorienté, qui se retrouva seul dans son appartement. Il sonna alors frénétiquement à toutes les portes pour trouver âme qui vive. C’est ainsi qu’il fit la connaissance d’un habitant de passage de l’Hôtel qui lui présenta le village. Cette personne n’était d'autre que le directeur Oursien d’Hévéa corp.. Le lendemain Balnéa, une de ses voisines, sonna à sa porte pour s’excuser du non accueil et lui proposa d’aller faire des courses avec son mari Natoneï. Elle l’invita aussi à un dîner avec d’autres anciennes conquêtes pas classées de Coquie. Desert Chicken passa donc une journée à faire des emplettes, et se rendit compte que le coût de la vie chez les Ours n’était pas si éloigné de celui des Coqs. Le soir venu, il alla dîner chez Balnéa et Natoneï et fit la recontre de Tonton Diédi et de ses deux fils Emir et Carlito, d’Ugh le grand manitou des nights club locaux et d’Ila, un pilote de sticks logiques fraichement arrivé lui aussi. Après avoir dégusté la cuisine de Balnéa et s’être abreuvé de différents crus Gaulois, il parti avec Ugh, Ila, Emir et Carlito en discothèque.


           

« Quelque chose cloche » murmura Djédjadjé à ses nouveaux compagnons. Ils étaient en effet à peine entrés qu’ils furent entourés d’étranges créatures aux parfums délicats, aux ongles manucurées, aux lèvres brillantes et aux parures dorées, qui bougeaient voluptueusement leurs formes perturbantes. « Quelque chose ne tourne pas rond ici » insista t’il en observant la scène, essayant de comprendre pourquoi un tel sentiment lui traversait l’esprit. La vue de ces mélanges sophistiqués de soie, de coton et de mousseline ; de ses talons et de ses bottines félines, lui firent alors comprendre la terrible vérité : « Toutes les hommes et les filles laides ont été massacrés ici !! ». Pris de panique il enquilla alors rapidement quelques shoots de Vodka. Fort heureusement, les filles restantes ne semblaient pas être responsable de ce massacre. Elles étaient au contraire plutôt avenantes et chacun trouva matière à discuter et à échanger des Héros Scies. A cinq heures du matin, nôtre poulet alla rejoindre toutes ces créatures…dans son sommeil. A 8 heures, Parhya, un de ses futurs collègues, vint le chercher pour lui proposer de sauter en parachute, mais Djédjadjé était malheureusement endormi. Dans la soirée, il alla boire un verre afin de faire connaissance dans la langue de Shakespeare avec celui qui allait devenir son premier ami Ours.


Le lendemain commença sa première semaine de travail. Elle fût fort paisible car son chef n’était pas là et ses meetings de formation n’étaient pas encore planifiées. Parhya fût son possible pour présenter au mieux la mission de Desert Chicken et régler pour lui les différents problèmes administratifs. Il fit la connaissance de ses collègues : Vasily, Larissa, Olga, Nathalia et Irina, ainsi que Paul le Rosbif Avenant. Djédjadjé profita de cela pour commencer à apprendre le Russe. Chaque soir de la semaine il joua au Squash avec Parhya, Squashs toujours suivis d’un Sauna à la Russe ; c’est-à-dire une douche froide suivie d’un Sauna à cent degrés (tout nu) pendant cinq minutes, cela trois fois de suite. Le dernier soir de la semaine de travail, le village Barskoye reçut dans sa salle de réception un des trois grand BigBoss d’Hévéa, auprès de qui Djédjadjé fût présenté (oui, il arrive parfois à ce poulet d’être chanceux).


La semaine suivante étant férié Lundi et Mardi, Parhya proposa à Djédjadjé de partir en vacances avec lui au fin fond de la campagne Oursienne, proposition qu’il accepta aussitôt. Ainsi le lendemain à l’aube ; ils partirent à l’aventure…

Par Sébastien Loranoff - Communauté : Russie
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 14:21

« Un mal mystérieux me ronge et me prend force et volonté » constatait Désert Chicken avec dépit. D’après les médecins, il était frappé par la courante des Oueds. C’était fort inopportun car cela retardait sa préparation pour le grand saut. Il essaya donc de lutter contre ce mal en dormant courageusement à chaque instant de ses journées. Tous ses efforts pour rejoindre Morphée lui fit même oublier de boire, ce qui lui valut un détour par les urgences lors du quatrième jour de sa maladie pour déshydratation. Malgré ses efforts d’inactivité, il resta apathique pendant 10 jours, ce qui fit fuir de ses ailes une poulette H5N1. Une fois remis sur patte, Mister Coq commença la préparation pour le grand froid.  Fort heureusement, l’administration Ours était encore plus besogneuse que l’administration de Coquie et il eu largement le temps d’acheter les biens requis : vêtements chauds et manteau de fourrure pour l’hiver Ours, guide du pays, livre d’apprentissage de la langue et grands classiques littéraires (воина и мнр, Преступление и наказание). Il revit également autant d’ami qu’il pu, parfois qu’une rencontre impromptue avec la Mafia Ours se finirait mal.


Cette période de préparation fût également marquée par de plaisants événements. D’abord, il reçut d’un livre un parchemin ayant le pouvoir magique d’ouvrir des portes jusqu’alors closes. Il arrosa l’obtention de ce talisman avec son ami Monsieur Ferraille, qui en obtint un lui aussi en buvant 1 litre de Vodka pur grâce à l’aide d’une charmante hôtesse .

Ensuite, il effectua un stage de pilotage ou il conduisit deux Super Chicken Car : Porche n’Oeufs Cent Quatre Vingt Dix Sept GT3, Ferrari F430 F1. Il essaya également la voiture de ses rêves, la Honda Civic Type R formidable engin s’envolant au-delà des 5000 tr/min et dont il se promit très matérialistement et anti-écologiquement d’acquérir à son retour d’Oursie.

Enfin il mena des investigations généalogiques et réussit à remonter jusqu'à ses arrières « puissance 5 » grand-parents, nés à l’époque de l’empire Napoléonien (celui qui s’effondra face à l’Oursie, justement). Il conclut cette période par  gentille beuverie entre amis.


Mais une semaine avant le grand départ tout se compliqua. L’ordinateur portable tant attendu  n’était toujours pas livré, sa verte carte bleue non plus et son compte en banque était à sec du fait des exigences coûteuses des autorités Ourses pour l’obtention de son visa et des frais médicaux dues à une nouvelle maladie (une attachante Kératite). Finalement tout cela se dénoua le dernier jour et, avec l’aide de sa famille, Djédjadjé pu embarquer avec ses 29 kilos de surpoids à 580 euros dans un grand volatile métallique qui l’emmena vers son avenir.

         
Par Sébastien Loranoff
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 14:03

Au comble de l’excitation, Djédjadjé Sahara posa un regard vide sur sa vie. « 17 ans d’études, c’est pas mal pour un poulet du désert » coqueta-il à lui-même (et à haute voix), en avalant une syllabe sur deux. Certes, il fallait en convenir, il avait emprunté la Route des Rois : dès son plus jeune âge, les Bédouins avaient détectés chez ce jeune coq un don pour les chiffres et en avaient fait l’attraction de tous les Oueds de Babel. Comptant les grains de blé et les haricots comme personne, il obtint les faveurs d’Abbu Sabbah qui l’envoya étudier (avec) le gratin. Mais maintenant, il ne voulait plus rouiller en oxydant avec les autres Pommes. « C’est que j’ai, ma sœur, deux cent deux ans (en année de poulet) »  disait-il hier encore à son utérine D’œufs. « Je dois donc me dépêcher, je n’en n’ai plus pour très longtemps et le soleil me tape déjà sur la tête » rajouta-il avec une pointe d’angoisse dans le bec.

Charmés par les formes voluptueuses d’Hévéa en plusieurs endroits du globe, il avait décidé de partir travailler pour elle à la campagne chez son père David, un homme possédant plusieurs enfants de vache. David était, d’après ce qu’il avait pu entendre, un homme normal et un peu froid dont il faut conquérir le cœur avant de pouvoir mettre une patte sur l’aile (ou la cuisse) de sa fille. « Me voilà donc parti pour voler de mes propres ailes ! » piaffa-t-il d’une manière étonnamment ridicule. « Cependant, défi ne doit pas rimer avec oubli, et je dois conter à mes raisons de vivre ce futur récit ». Etant fainéant et procrastinateur, il enquerra alors un Scribe qui rédigea le suivant récit.

Par Sébastien Loranoff
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